Psychothérapeute, psychologue, psychiatre, psychanalystes ?

Si vous vous y perdez dans les différents « psy… », voici quelques informations qui peuvent vous aider dans votre choix :

Actuellement seuls les titres de « psychologue » et de « psychiatre » sont légaux et protégés de longue date. Le titre de « psychothérapeute » vient tout juste (2010) d’être encadré par décret au Journal Officiel.

Voici quelques détails : (Texte mis à jour en Mars 2013)

Psychologue :

Des lois et décrets réglementent la profession et les formations nécessaires pour utiliser ce titre. De plus les psychologues sont répertoriés sur une liste par l’ARS « Agence Régionale de Santé dite liste ADELI, consultable par le public. Le niveau actuel est de bac +5 et beaucoup de psychologues ont des formations complémentaires. Le « Doctorat » de psychologie, diplôme de recherche de niveau au moins bac +8, n’est pas nécessaire à l’exercice.

Les psychologues ne sont pas des médecins, ils ne donnent pas d’ordonnance de médicaments, leurs actes ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale (Voir cependant votre mutuelle). Ils ont une compétence pour réaliser des bilans, cognitifs ou de personnalité, pour l’aide, le conseil, les psychothérapies.
Hormis les psychologues du travail qui exercent dans le milieu de l’entreprise, on trouve en libéral et dans les institutions de soin des psychologues sous deux appellations :

Les psychologues « cliniciens » qui ont une approche globale de la personne et sont capables de conseiller telle ou telle psychothérapie après examen clinique. Ils sont désormais de droit psychothérapeutes, tout comme les psychiatres. Ils peuvent exercer toutes sortes de psychothérapies, les plus fréquents étant les psychothérapies d’inspiration psychanalytique, les TTC (thérapies cognitives et comportementales), l’hypnose etc… Ils doivent avoir une formation complémentaire pour les thérapies pratiquées. Mais choisissez bien une thérapie qui convienne à vos difficultés…

Les « neuros » psychologues qui font passer des tests très spécialisés concernant le fonctionnement cognitif en cas de handicap ou maladie (par exemple hyperactivité chez les enfants ou les dégénérescences chez les personnes âgées). Ils pratiquent aussi des remédiations cognitives.

Psychiatre :

Ce sont des médecins spécialistes, leur titre et formation sont donc parfaitement connus et réglementés par la loi et le Conseil de l’Ordre des Médecins.

En dehors des deux titres que nous venons de voir, prudence…

Psychothérapeute :

Jusqu’en 2010 le titre n’était pas réglementé. On n’avait donc aucune garantie sur la formation des praticiens. Le décret du 20 Mai 2010 institue que désormais il faut être psychologue ou médecin pour afficher ce titre et même avoir une formation complémentaire. Le temps de la mis en place, et alors le psychothérapeute sera médecin ou psychologue, ou bien encore accrédité par l’Agence Régionale de Santé au vu de son ancienneté et des ses formations, ce qui garantira au public une bonne formation généraliste en psychopathologie ce qui n’est pas toujours le cas avant.

Donc pour résumer depuis 2010 un psychothérapeute qui s’affiche comme tel sur sa plaque ou carte de visite doit avoir obligatoirement un numéro ADELI, c’est-à-dire être reconnu par l’Agence Régionale de Santé. Il vous reste évidemment à vérifier, comme pour les psychologues ou les psychiatres, si le type de psychothérapie qu’il propose convient à votre cas.

Psychanalystes :

Ce titre n’est pas réglementé, mais la plupart de psychanalystes sont médecins, psychologues et de plus affiliés à une École de Psychanalyse. Il est donc vivement conseillé de vérifier l’existence de ces critères. Il faut aussi savoir qu’il existe plusieurs orientations à l’intérieur de la psychanalyse (Freud, Jung, Baudoin) et même plusieurs tendances à l’intérieur des freudiens (Association psychanalytique de France, Société psychanalytique de Paris, et plusieurs écoles lacaniennes. Il n’est pas interdit de se renseigner pour mieux ajuster sa demande…

Contactez Guy Genevois psychologue, psychothérapeute